La Conférence Générale de 2019 adopte le Plan Traditionnel

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Après des heures de tactiques dilatoires de la part des opposants, les délégués de la Conférence Générale 2019 de l’Eglise Méthodiste Unie ont adopté le Plan Traditionnel par un vote de 438 contre 384.

Un dernier effort pour ramener le Plan d’une Eglise Unique à la plénière a été vaincu dans la matinée. Il a été suivi d’un effort visant à modifier le Plan Traditionnel afin de résoudre les problèmes de constitutionnalité soulevés par le Conseil Judiciaire, la plus haute juridiction de l’Eglise.

Le révérend Tim McClendon, de la Caroline du Sud, a appelé à voter sur l’ensemble du Plan Traditionnel, qui confirme l’interdiction actuelle de l’Eglise d’ordonner les pasteurs LGBTQ et de célébrer ou d’organiser des mariages de personnes de même sexe.

Plus tard, le révérend Timothy Bruster, de la Conférence de Texas Centrale, a présenté une requête demandant au Conseil Judiciaire de rendre une décision déclaratoire sur la constitutionnalité du Plan Traditionnel. La motion a été adoptée à 405 voix contre 395. Le Conseil Judiciaire examinera cette demande lors de sa prochaine réunion prévue les 23 et 25 avril à Evanston, dans l'Illinois.

Le Révérend Gary Graves, secrétaire de la Conférence Générale, a déclaré que tout projet de loi que le Conseil Judiciaire déclarerait inconstitutionnel ne sera pas inclus dans le Livre de Discipline, la constitution de la dénomination.

Vers la fin de la journée, les délégués ont voté en faveur de l'adoption du rapport de la minorité relatif à l'une des pétitions sur la désaffiliation, qui a ensuite été adoptée.

La législation s'est terminée par une motion omnibus rejetant toutes les pétitions restantes.

À la fin d'un bref culte de clôture, le président du Conseil des Évêques, Kenneth H. Carter, a souhaité à toutes les personnes présentes « la paix du Seigneur au milieu de tout ce que vous avez expérimenté ».

Lorsque le vote a été annoncé et affiché à l'écran, la salle a entonné le refrain de « J’ai l’assurance de mon salut, » chanté par des observateurs. Certains délégués ont formé un cercle et se sont joints au cantique.

Les délégués en plénière et les personnes dans les gradins ont entamé un antiphoné, scandant des slogans pour protester contre le vote.

Une poignée d'observateurs mécontents des résultats législatifs de la journée ont tenté de pénétrer dans la salle plénière, mais les agents de sécurité les ont bloqués et les ont finalement éloignés des portes. Les manifestants ont continué à clamer leur désir d’être admis.

Le Rév. Carter a déclaré que les évêques auront beaucoup à faire après la Conférence Générale, en particulier pour les progressistes qui se sentent blessés par ce qui s'est passé.

« Nous allons faire beaucoup de sensibilisation auprès des progressistes pour leur dire que nous sommes ensemble, », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse après la clôture de la Conférence Générale. Carter est également le leader épiscopal de la Conférence de Floride, qui regroupe des congrégations de tous les horizons théologiques.

L’évêque Scott Jones, de la Conférence du Texas, a déclaré que le vote résolvait un débat de longue date sur la manière dont l'Église « peut mieux accomplir notre mission de faire des disciples de Jésus-Christ pour la transformation du monde. »

« Cette décision est conforme à la position historique de notre confession sur la sexualité humaine, exposée dans le Livre de Discipline depuis 1972, » a déclaré Jones.

« Nous continuerons d’accueillir des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et autres queer dans nos églises et à affirmer leur valeur sacrée. Je prie pour que nous, en tant que dénomination, puissions maintenant aller de l'avant, en travaillant les uns avec les autres dans un esprit d'amour chrétien et en nous unissant. Ensemble, nous sommes plus forts dans la mission de Dieu en tant que corps diversifié du Christ, » a déclaré Jones.

Bishop Scott J. Jones prays during the 2019 United Methodist General Conference in St. Louis. Photo by Mike DuBose, UMNS.

L’Evêque Scott Jones prie pendant la Conférence Générale 2019 de l’Eglise Méthodiste Unie à St. Louis. Photo de Mike DuBose, UMNS

L'une des stratégies adoptées par les opposants au Plan Traditionnel consistait essentiellement à « tuer le temps » avec des amendements.

Le révérend Mark Holland, également délégué des Great Plains, a agité une pile de formulaires d’amendement et a déclaré : « Nous allons procéder à des modifications jusqu’à ce que les camions monstres [NDT : Evènement sportif qui aura lieu dans la salle juste après la Conférence Générale] arrivent, » soulignant le besoin de la conférence d’arrêter les travaux à 18h30 et démonter les installations pour un rassemblement de camions. Holland est à la tête de Mainstream UMC, qui a exercé de fortes pressions en faveur du Plan d’Une Église Unique.

De nombreux amendements d’opposants ont adopté l’opinion selon laquelle, bibliquement parlant, tout candidat au ministère pastoral ou épiscopal, divorcé ou remarié est aussi inéligible autant que celui qui est un « homosexuel pratiquant autoproclamé ».

Plusieurs sujets concernant des questions constitutionnelles n’ont pas été abordés avant le vote sur le Plan Traditionnel.

Dans la matinée, après des discours passionnés, des prières et des larmes, le « un dernier coup » pour le Plan d’une Eglise Unique a été défait par un vote de 449 contre 374. Le plan avait été rejeté la veille lors du premier vote.

Le révérend Tom Berlin, de la conférence de Virginie, s'est prononcé en faveur d’un rapport minoritaire sur le Plan d’Une Église Unique qui a été soumis le 25 février. Un rapport minoritaire remplace le rapport du comité législatif.

 « J'ai un amour pour l'église que parfois je ne comprends même pas, » a-t-il déclaré en présentant le rapport à la plus haute assemblée législative de la dénomination. « Parfois, quand j'en parle, je suis ému parce que j'entrevois ce que nous pouvons être avec l'aide de Dieu. »

Berlin a déclaré aux délégués qu'approuver le Plan d’Une Église Unique n'obligeait aucun pasteur ni aucune église à célébrer des mariages entre personnes de même sexe, ni quiconque à changer ce qu'il pense de la Bible. Mais le plan permettrait aux conférences d'ordonner des pasteurs LGBTQ, ainsi qu'aux églises d'accueillir et aux pasteurs de célébrer des mariages de personnes de même sexe.

« Si le Plan Traditionnel est voté, ce sera un virus qui rendra l'Église américaine très malade, » a-t-il déclaré. « Beaucoup de pasteurs vont partir, beaucoup de conférences annuelles vont partir. … Il y aura des procès et ils seront à la une des journaux. Les seules informations sur l’Église concerneront des personnes que nous ne servirons pas. »

Et il a averti que ce virus traverserait les océans et rendrait toute l'Église malade.

Cependant, d’autres délégués se sont levés pour demander de suivre la « vraie parole » de Dieu.

Nancy Denardo, de l’ouest de la Pennsylvanie, a cité les Saintes Écritures dans son argument contre le Plan d’Une Église Unique.

 « Amis, s'il vous plaît, arrêtez de semer des graines de déception », dit-elle. « Je suis vraiment désolé si la vérité de l’Évangile blesse quelqu'un. Je vous aime et je vous aime assez pour vous dire la vérité. »

Le révérend Jerry Kulah, délégué du Libéria et président de la coalition de l'Initiative pour l'Afrique, a plaidé en faveur du Plan Traditionnel.

« Le Plan Traditionnel n’est pas seulement traditionnel, il est biblique, il garantit que la Parole de Dieu reste fondamentale pour la vie et la croissance de l’Eglise Méthodiste Unie. Je soutiens que nous aimons nos amis LGBTQ, » a-t-il déclaré.

Bishop Cynthia Fierro Harvey observes the results from a Feb. 26 vote for the Traditional Plan, which affirms the church's current bans on ordaining LGBTQ clergy and officiating at or hosting same-sex marriage. The vote came on the last day of the 2019 General Conference in St. Louis. Photo by Paul Jeffrey, UMNS.

L’évêque Cynthia Fierro Harvey observe les résultats du vote du 26 février dernier sur le Plan Traditionnel, qui confirme l’interdiction actuelle de l’Eglise d’ordonner des pasteurs LGBTQ et d’officier ou d’organiser des mariages de personnes de même sexe. Le vote a eu lieu le dernier jour de la Conférence Générale de 2019 à Saint-Louis. Photo de Paul Jeffrey, UMNS.

Lyndsey Stearns, de West Ohio, une jeune personne qui s'est décrite comme une future pasteure, s'est prononcée en faveur du Plan d’Une Église Unique et a déclaré qu’au cours des dernières 24 heures, 15.529 jeunes avaient signé une déclaration en faveur de l'unité.

Selon le communiqué, les jeunes ne sont pas tous du même avis à propos des personnes LGBTQ.

« Et pourtant, en travaillant ensemble, en partageant des témoignages et en adorant côte à côte, nous avons vu les dons et les fruits de chacun pour le ministère ! Nous avons été témoins des incroyables façons dont Dieu agit à travers chacun de nous dans nos propres contextes. » 

Stearns a déclaré : « J'ai lu Jean 17 et cela m'a ruiné. Je ne pouvais pas me lasser d’écouter les paroles de Jésus. »

Aislinn Deviney, de Rio Texas, qui s'est décrite comme une jeune déléguée évangélique, a déclaré que de nombreux jeunes « croient farouchement que le mariage est entre un homme et une femme. »

« Nous sommes ici à la table pour notre dévouement, pas parce que nous demandons une place à cause de notre âge », a-t-elle déclaré. « Nous parlons pour nous-mêmes. Nous avons tous une famille et des amis LGBTQ que nous aimons et valorisons. »

Rey Hernandez, Philippines, a déclaré que les cultures ne sont pas les mêmes dans le monde entier, mais que le Plan d’Une Église Unique est « magnifique dans notre unité. »

« Avec l'aide des dons du Saint-Esprit, je crois que ce sur quoi nous essayons de nous mettre d'accord, c'est de répandre l'évangile, » a-t-il déclaré.

Avant le vote, Berlin a de nouveau demandé aux délégués de suivre la règle d'or de Jésus.

« Soyez cohérents et modifiez le Livre de Discipline pour éliminer tous les divorcés, tous ceux qui cohabitent avant le mariage, et appliquez ces normes à vous-même en premier, » a-t-il déclaré.

Il y a des pasteurs et des évêques qui devraient renoncer à leurs titres pour avoir violé ces Saintes Écritures, a-t-il ajouté. « Mais, je ne pense pas que ce soit l'Église que vous voulez. »

Le révérend Joe Harris, président du comité législatif, s'est adressé aux délégués.

« Après tout ce débat passionné, tout ce que je peux dire, c'est que Dieu est avec nous et qu'il sera avec nous et que le Saint-Esprit nous guidera. Continuez à faire ce que vous avez dit que vous vouliez faire hier, rejetez le Plan d’Une Église Unique et soutenez selon le Plan Traditionnel. »

Mis à jour à 14 heures

La révérende Cara Niklas, Oklahoma, s’exprimant contre le Plan d’Une Église Unique, a déclaré que les personnes qui soutenaient le Plan Traditionnel avaient été qualifiées d’être mesquines.

« C'est un faux procès », a-t-elle déclaré. Elle a parlé de l'amour qu'elle a pour une nièce lesbienne. « Quand les personnes gays sont convaincues que je ne les aime pas à cause de leur comportement, cela nuit à nos relations. »

Les délégués et les évêques ont quitté leurs sièges et se sont rapprochés pour une prière.

L’évêque Sharon Brown Christopher a prié : « Viens, Saint-Esprit, viens. Viens, Saint-Esprit, viens. Viens, Saint-Esprit, viens. »

Quand ils sont retournés à leur place, ceux qui étaient rassemblés dans le stade chantaient : « This Little Light of Mine. ».

Après la défaite du rapport minoritaire, le débat a porté sur les éléments de l’ordre du jour relatifs au Plan Traditionnel.

S'opposant à ce plan, le révérend Adam Hamilton, pasteur de l'Église Méthodiste Unie de la Résurrection à Leawood, au Kansas, et délégué des Great Plains, a déclaré : « Pendant cinq ans, la Wesleyan Covenant Association a demandé une séparation à l'amiable. Nous pensions que vous vouliez partir, et maintenant vous demandez au reste d'entre nous de partir. »

Shayla Jordan, déléguée laïque de Great Plains, a déclaré que le plan ne reflétait pas les attitudes des jeunes vis-à-vis de l'homosexualité. « Les gens qui parlent ici ne représentent pas l’Eglise qui subsistera dans les années à venir, » a-t-elle déclaré.

Cependant, Nathan Blé Léon Aké, de la Côte d’Ivoire, n’était pas d’accord.

La déléguée Shayla Jordan (au micro) s'exprime en faveur du plan d’une Eglise Unique lors de la Conférence Générale 2019 de l’Eglise Méthodiste Unie à St. Louis. Elle est entourée d'autres délégués. Photo de Mike DuBose, UMNS. La déléguée Shayla Jordan (au micro) s'exprime en faveur du plan d’une Eglise Unique lors de la Conférence Générale 2019 de l’Eglise Méthodiste Unie à St. Louis. Elle est entourée d'autres délégués. Photo de Mike DuBose, UMNS. 

« Je suis un jeune adulte, » a-t-il déclaré. « Nous avons beaucoup de jeunes en Afrique et dans le monde entier qui disent non au Plan d’Une Église Unique et qui soutiennent le Plan Traditionnel. »

L'une des stratégies adoptées par les opposants au Plan Traditionnel consistait essentiellement à « tuer le temps » avec des amendements.

Le révérend Mark Holland, également délégué des Great Plains, a agité une pile de formulaires d’amendement et a déclaré : « Nous allons procéder à des modifications jusqu’à ce que les camions monstres [NDT : Evènement sportif qui aura lieu dans la salle juste après la Conférence Générale] arrivent, » soulignant le besoin de la conférence d’arrêter les travaux à 18h30 et démonter les installations pour un rassemblement de camions. Holland est à la tête de Mainstream UMC, qui a exercé de fortes pressions en faveur du Plan d’Une Église Unique.

De nombreux amendements d’opposants ont adopté l’opinion selon laquelle, bibliquement parlant, tout candidat au ministère pastoral ou épiscopal, divorcé ou remarié est aussi inéligible autant que celui qui est un « homosexuel pratiquant autoproclamé ».

Au milieu d'un débat aussi intense, il y a eu quelques moments de légèreté.

Tout en abordant certaines questions techniques, l’évêque Cynthia Fierro Harvey, de la Louisiane, a déclaré que « chaque jour ici ressemble à des années-chiens. »

Mis à jour à midi

Les délégués ont approuvé la première législation de la Conférence Générale extraordinaire, en adoptant des mesures qui ont une incidence sur les engagements en matière de retraite et sur la mise en œuvre de changements dans les conférences centrales.

Cette législation a été approuvée le 26 février par la plus haute assemblée législative de l’Église Méthodiste Unie.

Le Comité permanent chargée des questions relevant des Conférences Centrales a d'abord approuvé une pétition qui fixe un calendrier pour la mise en œuvre de la législation relative à la Conférence Générale 2019 en Afrique, en Europe et aux Philippines.

La pétition, par un vote de 570 contre 310, indique que la législation approuvée lors de la Conférence Générale 2019 n'entrera en vigueur dans les conférences centrales que 12 mois après la Conférence Générale de 2020.

Les efforts visant à appliquer ce délai aux États-Unis ont également échoué, car la partie du Livre de Discipline en question ne concerne que les conférences centrales.

Les délégués ont également approuvé deux pétitions recommandées par Wespath Benefits and Investments, l’agence de pension de la dénomination. Wespath gère les investissements dans les régimes de retraite et autres actifs des régimes de retraite pour le compte de conférences, qui sont des promoteurs de régimes et juridiquement responsables du paiement des prestations.

Une pétition exige que toute église locale qui se retire ou soit fermée doit payer, au minimum, sa juste part des engagements de retraite non capitalisés pour sa conférence annuelle.

Une autre pétition précise que tous les membres du clergé qui mettent fin à leur relation avec une conférence seront traités comme des participants « acquittés » ; ce qui signifie que leurs avantages acquis seraient sans danger, mais ils ne pourraient en ajouter.

Après quelques échanges, les délégués ont amendé la législation pour ne rien dire, « rien dans ce qui précède n'empêcherait les conférences annuelles de recueillir d'autres obligations des églises locales. »

Les deux ont été adoptés, après modification, par 561 voix contre 256.

Les trois pétitions ont été évoquées dans le cadre du Plan d’une Eglise Unique, mais elles sont acceptées même si le reste de ce plan fait face à une vive opposition.

 

Gilbert est journaliste à United Methodist News Service. Les reporters d'UMNS, Heather Hahn et Joey Butler, ont contribué à cet article. Contactez-les à (615) 742-5470 ou à newsdesk@umcom.org. Pour en savoir plus sur les nouvelles de l’Église Méthodiste Unie, souscrivez gratuitement aux résumés quotidiens ou hebdomadaires.

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