Un pasteur de la RDC bénit les orphelins et les veuves

Other Manual Translations: English
Le révérend César Lodiha Akoka rend visite à l’une des veuves qu’il aide grâce à son club de Volontaires en Mission créé à Africa University à Mutare, au Zimbabwe. Photo de Chenayi Kumuterera, UM News. 
Le révérend César Lodiha Akoka rend visite à l’une des veuves qu’il aide grâce à son club de Volontaires en Mission créé à Africa University à Mutare, au Zimbabwe. Photo de Chenayi Kumuterera, UM News.

Points clés :

  • Les nombreuses fois où Dieu a répondu aux prières du révérend César Lodiha Akoka l’ont conduit à créer le premier club de Volontaires en Mission dans sa ville natale de Kinshasa, en RDC.
  • Fils de deux pasteurs Méthodistes Unis, il ne rêvait pas, enfant, de devenir lui-même pasteur.
  • C’est après avoir rencontré Karen Distefano, directrice des Volontaires en Mission et de la gestion des catastrophes de la Juridiction du Centre-Sud des États-Unis, lors d’une réunion virtuelle sur Zoom consacrée à la mission, qu’Akoka a commencé à s’intéresser à l’œuvre missionnaire.

C’est après que Dieu ait répondu plusieurs fois à ses prières que le révérend César Lodiha Akoka s’est senti appelé à créer le premier club de Volontaires en Mission dans sa ville natale de Kinshasa, en République démocratique du Congo, et sur le campus de Africa University à Mutare, au Zimbabwe.

« J’ai une passion pour cette œuvre, car c’est la seule façon de mettre l’amour en action, » a-t-il déclaré.

Né dans une famille de neuf enfants de parents Méthodistes Unis, il a souvent été « stressé ».

« J’ai dit à mon père que je ferai en sorte d’étudier dans ma vie afin de voir mes enfants grandir sans être stressés, car l’éducation est une grande arme qui peut nous aider à changer le monde, » a-t-il déclaré.

Mais ses rêves d’enfant n’incluaient pas d’aller à Africa University et de devenir un pasteur Méthodiste Uni.

Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, Akoka s’est inscrit dans une école technique, avec une spécialisation en électricité générale.

Il a toujours gardé un lien avec son église locale, servant comme président des jeunes, secrétaire de l’église locale et vice-président dans le district de Kinshasa Est de la Conférence du Congo Ouest.

« Un jour de 2013, mon pasteur m’a donné l’occasion de prêcher lors d’une journée spéciale pour les jeunes, » raconte Akoka. « Après avoir prêché, on m’a dit que j’avais l’appel de Dieu pour le ministère pastoral, mais je ne voulais pas être pasteur. »

Cependant, le train était déjà en marche pour faire de lui un pasteur. L’évêque David Yemba, évêque à la retraite de la Conférence centrale du Congo et chancelier émérite de Africa University, lui a dit que son nom figurait sur la liste des étudiants pasteurs de Africa University.

« J’étais sans voix. J’en ai parlé à mes parents et ils m’ont dit que si c’est vraiment l’appel de Dieu, alors tu y vas. »

Le révérend César Lodiha Akoka dirige une réunion hebdomadaire avec l’Association des étudiants Méthodistes Unis qu’il a initiée à l’Université John Wesley de l’Église Méthodiste Unie à Kinshasa, en RDC. Photo d’Alexandra Pierre, Association des étudiants Méthodistes Unis. 
Le révérend César Lodiha Akoka dirige une réunion hebdomadaire avec l’Association des étudiants Méthodistes Unis qu’il a initiée à l’Université John Wesley de l’Église Méthodiste Unie à Kinshasa, en RDC. Photo d’Alexandra Pierre, Association des étudiants Méthodistes Unis.

Lors de la Conférence annuelle de 2015 du Congo Ouest, Akoka a été présenté aux pasteurs, qui ont voté pour qu’il aille au Zimbabwe pour suivre les cours à Africa University.

Ses premiers jours à l’université ont été difficiles.

« Je ne recevais pas d’argent de poche de mes parents et je ne pouvais pas m’acheter du savon, du dentifrice et les produits de base, » a-t-il déclaré. « Je pleurais et priais dans la chapelle, demandant à Dieu pourquoi je subissais toutes ces choses dans ma vie. »

Peu après, il a appris l’existence d’un programme sur le campus, organisé par le Bureau des affaires académiques, qui aide les étudiants à obtenir leurs besoins de première nécessité.

Il a également obtenu une bourse du programme international de subventions et de bourses d’études (GRASP) par le biais de United Methodist Board of Higher Education and Ministry (Agence de l’Église Méthodiste Unie chargée de l’enseignement supérieur et des ministères). Il s’agit d’un programme compétitif, basé sur les besoins, qui aide à compenser les coûts des étudiants qui fréquentent dans un institut Méthodiste Uni au sein d’une Conférence centrale (conférences en dehors des États-Unis).

La réponse de Dieu à ses prières lui a donné la vision d’aider d’autres étudiants confrontés aux mêmes difficultés.

« Dieu a ouvert des voies et j’ai trouvé du soutien, » a-t-il déclaré.

Akoka travaille actuellement avec 20 jeunes à Kinshasa et 37 étudiants de Africa University à travers les clubs de Volontaires en Mission qu’il a créés. Les groupes travaillent avec des orphelins, des veuves et d’autres personnes marginalisées de la communauté, offrant des soutiens divers pendant le COVID-19 et une formation sur les technologies de l’information et de la communication et d’autres sujets.

Akoka est affecté à l’église Méthodiste Unie de Marc Mukote à Kinshasa.

Son soutien à l’œuvre missionnaire est venu après sa rencontre avec Karen Distefano, directrice des Volontaires Méthodistes Unis en mission et de la gestion des catastrophes de la juridiction du Centre-Sud des États-Unis, lors d’une réunion virtuelle consacrée à la mission sur Zoom.

« Lorsque nous avons rencontré le révérend Akoka récemment via Zoom, nous avons tous été frappés par sa passion pour la mission et la formation de disciples, » a-t-elle déclaré. « Non seulement il veut aider les personnes marginalisées, mais il veut aussi contribuer à faire des disciples de Jésus-Christ en montrant aux jeunes et aux jeunes adultes comment vivre l’Évangile. »

Le modèle de mission virtuelle a été développé en réponse à la pandémie, puisque les gens ne pouvaient pas voyager, mais voulaient tout de même rester en contact avec leurs partenaires missionnaires dans le monde, a-t-elle ajouté.

Distefano demande aux églises américaines de prier pour Akoka, les membres de son club de mission de jeunes adultes et les personnes qu’ils servent.

« Nous allons travailler avec lui sur le site de l’UMVIM pour savoir quand les équipes peuvent voyager en toute sécurité, » a-t-elle déclaré.

Distefano planifie la prochaine mission virtuelle pour plus tard cette année.

« Nous pensons souvent à l’UMVIM comme à des équipes de mission des États-Unis qui voyagent pour travailler sur la gestion des catastrophes aux États-Unis ou sur divers projets à l’étranger, » a déclaré Tom Lank, coordinateur de la Juridiction du nord-est des Volontaires Méthodistes Unis en Mission.

Le travail d’Akoka est une « bonne activité missionnaire de base, » a déclaré Lank. « C’est cela l’église qui met l’amour chrétien en action. »

Akoka reste passionné par son travail.

« J’ai vu qu’il y a de l’espoir et plus de bénédictions en étant volontaire dans la mission de Dieu, » a-t-il déclaré.

C’est la seule façon de mettre l’amour en action en apportant un sourire aux orphelins et aux veuves, ainsi qu’aux personnes vulnérables. »

Gilbert est une journaliste indépendante basé à Nashville, Tennessee. Contact média : [email protected]


Aimez-vous ce que vous lisez ? Soutenez le ministère de UM News ! Votre soutien permet de garantir que les dernières actualités de notre dénomination, les histoires dynamiques et les articles informatifs continueront à connecter notre communauté mondiale. Faites un don déductible d’impôts à ResourceUMC.org/GiveUMCom.

L'Eglise locale
La chorale d’enfants God’s Flock de l’église Méthodiste Unie de Belmont chante « Away in a Manger » lors d’un culte en plein air en 2021 au Rose Park à Nashville, Tennessee. En cette deuxième saison de l’Avent pendant la pandémie de COVID-19, l’église a organisé deux réveillons de Noël, dont un en plein air. Les congrégations Méthodistes Unies procèdent à des ajustements pour assurer la sécurité de leurs paroissiens face à la montée en puissance de la variante omicron. Photo de Mike DuBose, UM News.

Omicron oblige les églises à se réadapter

Certaines congrégations Méthodistes Unies aux États-Unis reviennent à des rassemblements en ligne uniquement alors que le nombre de cas augmente.
Mission
Innocent Mushayavanhu (à gauche) et Tariraishe Mubazangi préparent un désinfectant pour les mains au lycée Murewa de l’Église Méthodiste Unie au Zimbabwe. « Nous avons réussi à préparer des désinfectants et des masques pour cette école de 1 250 lèves, 30 travailleurs et 55 enseignants, » a déclaré Sydney Mapisaunga, directeur de l’école. Photo de Kudzai Chingwe, UM News.

Les écoles et les étudiants luttent contre les fermetures liées à la COVID-19

Une seconde vague de la COVID-19 continue de perturber le système éducatif dans ce pays d’Afrique australe. De la maternelle à l’université, les élèves et le personnel des écoles Méthodistes Unies sont confrontés à des défis et trouvent des moyens innovants pour y faire face.
L'Eglise
Le gardien James Jimmerson désinfecte les bancs pour prévenir toute propagation possible du coronavirus à l’église Méthodiste Unie Belmont de Nashville, Tennessee, le dimanche 10 mai 2020, à la suite d’un culte en ligne, qui est enregistré dans le sanctuaire. Alors que les églises envisagent de revenir au culte en présentiel, les mesures de nettoyage sont l’un des nombreux facteurs dont les responsables devront tenir compte. « Je crois que mon travail, mon rôle dans tout cela, est de m’assurer que les gens sont en sécurité ici, » a déclaré M. Jimmerson. Photo de Mike DuBose, UM News.

2020 : L’année en photos vue par UM News

L’année 2020 a été une année mouvementée et difficile pour l’Église Méthodiste Unie. Les photographes de UM News, le service d’information officiel de l’Eglise, ont documenté une année dans la vie du Méthodisme Uni dans le monde entier.