Les églises célèbrent la fin de l’épidémie d’Ebola de 2018-2020

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L’épidémie mortelle d’Ebola dans l’Est du Congo qui a tué 2 277 personnes est terminée, a déclaré le 25 juin le ministre congolais de la santé et l’Organisation Mondiale de la Santé.

La deuxième plus grave depuis l’identification du virus en 1976, et la 10ème épidémie de fièvre hémorragique en République Démocratique du Congo, a débuté le 1er août 2018.

Le ministre congolais de la santé, Eteni Longondo, a déclaré que cette épidémie était « la plus longue, la plus complexe et la plus meurtrière dans l’histoire du pays. » Seule l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a fait plus de victimes. Cette épidémie de 2013-2016 a tué 11 310 personnes, principalement en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée. Mais alors même que la dixième épidémie se termine, une autre a été identifiée à Mbandaka, en République Démocratique du Congo.

L’Église Méthodiste Unie a envoyé plusieurs SMS chaque jour pour informer les communautés locales sur ce qu’elles peuvent faire pour prévenir le virus Ebola. Photo d’archives de 2019 de Chadrack Londe, UM News.
L’Église Méthodiste Unie a envoyé plusieurs SMS chaque jour pour informer les communautés locales sur ce qu’elles peuvent faire pour prévenir le virus Ebola. Photo d’archives de 2019 de Chadrack Londe, UM News.

« L’Église Méthodiste Unie a fait un excellent travail de sensibilisation sur cette maladie dans les radios communautaires, de sensibilisation de masse, de sensibilisation par SMS via le système UMConnect, » a-t-il déclaré.

Cette épidémie a pris fin au moment même où le pays est confronté à la pandémie de la COVID-19.

Comme Ebola, la lutte contre le coronavirus nécessite le respect des conditions d’hygiène, la distance physique, mais aussi le port de masques de protection, a déclaré le Dr Damas Lushima, coordinateur du conseil de santé de la Région Episcopale de l’Est du Congo.

« C’est pourquoi, j’invite les communautés locales à observer scrupuleusement ces mesures et aussi les équipes des structures de santé, les pasteurs, le clergé et les laïcs à pouvoir poursuivre les activités de sensibilisation sur les mesures barrières à tous les niveaux, » a déclaré Lushima.

L’Evêque de l’Est du Congo, Gabriel Yemba Unda, a averti que les communautés locales et même les partenaires ne devaient pas baisser les bras.

« Nous devons continuer à sensibiliser les communautés locales afin que le respect des mesures d’hygiène puisse faire partie de notre culture, » a déclaré Unda. « Cela nous permet de nous protéger non seulement contre Ebola, mais aussi contre plusieurs autres maladies qui peuvent être causées par des mains sales. »

En plus de partager des informations sur la santé et la prévention, des équipes de volontaires Méthodistes Unis dans l’Est du Congo travaillent également à combattre la stigmatisation à laquelle sont confrontés les survivants d’Ebola.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, avant de quitter un centre de traitement du virus Ebola, les survivants doivent recevoir une formation et des conseils sur les éventuels troubles psychosociaux auxquels ils pourraient être confrontés pendant leur convalescence.

« Les survivants ont du mal à se réintégrer à cause des communautés locales qui pensent qu’ils peuvent encore les contaminer, » a déclaré Lushima, ajoutant que des relais communautaires avaient été mis en place. Des SMS ont également été envoyés à des milliers de destinataires dans la région.

Emile Ulangi Usumbu s’est porté volontaire pour aider à sensibiliser sur la question de la stigmatisation après les difficultés d’intégration que sa famille a connues lorsque son fils a quitté le centre de traitement en février. Le petit David, le fils d’Ulangi, a eu des symptômes avant d’être déclaré négatif au centre de transit.

« Je me suis porté volontaire pour accompagner les survivants de la maladie du virus Ebola parce que je sais que c’est difficile pour eux. Moi-même, dans ma famille, j’ai eu des difficultés parce que mon fils avait présenté des symptômes et que ce n’était pas facile pour notre réintégration, » a-t-il déclaré.

Ulangi et sa femme, Masika Bahati Nehema, fréquentent l’Eglise Méthodiste Unie Jérusalem, dans le district de Beni.

« Pour servir d’exemple et démontrer que nos proches qui ont survécu au virus Ebola ne représentent pas un danger pour la santé, nous approchons les survivants qui se sentent parfois seuls, » a déclaré Masika Nehema. « Nous leur parlons, discutons, marchons en public avec eux afin que les autres membres de notre communauté voient que les survivants ne peuvent pas nous transmettre le virus. »

« Nous préférons l’approche communautaire parce qu’elle utilise la communication interpersonnelle. Nos relais communautaires, qui sont des leaders très influents dans leurs communautés, informent les populations locales que les survivants de la maladie du virus Ebola ne sont pas un danger pour les autres, » a déclaré M. Lushima.

Alors que le pays a survécu à l’épidémie d’Ebola de 2018-2020, une autre épidémie a récemment été identifiée à Mbandaka. Au total, 41 cas ont été enregistrés, avec 17 décès associés, selon l’OMS.

Le Dr Damas Lushima, coordinateur du conseil de santé pour la Région Episcopale de l’Est du Congo, dispense une formation sur la sécurité sanitaire liée à la COVID-19 dans un centre de santé du Kivu. Photo de Philippe Lolonga, UM News.
Le Dr Damas Lushima, coordinateur du conseil de santé pour la Région Episcopale de l’Est du Congo, dispense une formation sur la sécurité sanitaire liée à la COVID-19 dans un centre de santé du Kivu. Photo de Philippe Lolonga, UM News.

Unda estime que continuer à maintenir la population en alerte est l’un des moyens les plus efficaces de se protéger.

« Puisque nous venons de terminer avec cette 10ème épidémie dans l’Est du Congo, j’ai la conviction que nous allons en finir avec cette 11ème épidémie qui vient d’apparaître à Mbandaka, » a-t-il déclaré.

Kituka Lolonga est communicateur dans la Conférence du Kivu, Chadrack Londe Tambwe, communicateur dans l’Est du Congo, a contribué à ce récit.

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Préoccupations sociales
Les bénéficiaires de Mutum-Daya, dans le district central de Wurkun au Nigeria, reçoivent du riz, des haricots, de l’assaisonnement Maggi et du sel dans le cadre de l’action liée à la COVID-19 de l’Église méthodiste unie. La Région épiscopale du Nigeria a reçu une subvention « Sheltering in Love » du Fonds de réponse COVID-19 de UMCOR. Photo de Richard Fidelis, UM News.

La subvention « Sheltering in Love » soulage la faim

Plus de 350 personnes ont bénéficié de l’aide alimentaire dans la Région épiscopale du Nigeria,
L'Eglise
John Yambasu Jr. (à gauche) et d’autres personnes en deuil portent le cercueil contenant la dépouille de l’Evêque John K. Yambasu de la Région Episcopale de la Sierra Leone, qui a été enterré le 6 septembre après un culte du souvenir et de rites de passage à Freetown. L'évêque est décédé dans un accident de la circulation le 16 août. Photo de Phileas Jusu, UM News.

Le conducteur dans l’accident qui a tué l’Evêque Yambasu a été arrêté

Le conducteur de la SUV qui a percuté et tué l’évêque John K. Yambasu, de la Région épiscopale de la Sierra Leone, a été accusé de sept chefs d'accusation, dont l'excès de vitesse.
Mission
Les personnels du Centre, Denise Mondji et Hélène Okito lors de la sortie du Centre de trois enfants après leur traitement. Plus de 654 enfants ont été pris en charge dans le centre de traitement nutritionelle de Diengenga construit grâce au financement de Global Health de l’église méthodiste unie. Photo par François Omanyondo.

L’église construit un Centre de prise en charge des enfants malnutris au Congo

Après avoir soutenu les communautés locales dans l’agriculture et l’élevage en 2019, l’église méthodiste unie a financé la construction d’un centre de réhabilitation nutritionnelle dans la région du Kasaï pour assurer la prise en charge permanente des enfants souffrants de malnutrition. Une rébellion de près de quatre ans dans la région a plongé plus de 3 millions de personne dans l’insécurité alimentaire, selon une enquête du Programme Alimentaire Mondiale en 2018.